le 28.02.2018  -  Alerte infos

Stimulateurs et les défibrillateurs anciens l'IRM ne devrait plus être refusée

Dr Serge BOVEDA

" Cette étude est importante pour les patients qui ont été implantés avant l'arrivée des défibrillateurs et des pacemakeurs IRM compatibles ou pour ceux qui ont des dispositifs reliés à des sondes anciennes. Elle confirme qu'aujourd'hui, un patient qui a besoin d'une IRM ne doit plus se la voir refuser systématiquement. Avec des réglages et un suivi bien mené avant et après l'examen, l'IRM est généralement possible quand elle est indispensable ", a commenté le Dr Serge Boveda (Clinique pasteur, Toulouse) pour Medscape édition française.
Cette étude confirme qu'aujourd'hui, un patient qui a besoin d'une IRM ne doit plus se la voir refuser systématiquement Dr Serge Boveda

Un protocole pré-spécifié de réglages des appareils et de suivi des patients
Dans cette étude prospective, non randomisée, le Dr Saman Nazarian et coll. (Ecole de médecine Perelman, Université de Pennsylvanie, Université Johns Hopkins, Baltimore, Etats-Unis) ont évalué la sécurité de la réalisation d'IRM 1,5 Tesla chez 1509 patients porteurs de pacemakers (58%) et de DAI (42%) considérés comme non-IRM compatibles. Globalement les patients ont réalisé 2013 IRM thoraciques et non-thoraciques jugées indispensables.

Avant de réaliser l'examen d'imagerie, les chercheurs ont changé les réglages des stimulateurs cardiaques en mode asynchrone " SOO " (stimulation obligatoire) pour ceux qui avaient une fréquence cardiaque de moins de 40 battements/minute car l'IRM peut entraîner une inhibition du stimulateur cardiaque, et donc des risques vitaux pour le patient et en mode synchrone (à la demande) pour les autres afin d'éviter les stimulations inappropriées possibles avec les interférences magnétiques. Pour les défibrillateurs, les fonctions ayant trait aux traitements des chocs électriques ont été déprogrammées. Les appareils ont été reprogrammés après l'examen.

Pendant l'IRM, les patients ont été suivis par une infirmière expérimentée sur le réglage des appareils et en réanimation cardiaque. Un spécialiste en électrophysiologie pouvait être appelé en cas de besoin et un défibrillateur externe était disponible. Les symptômes de type douleur, chaleur et palpitation ont été suivis grâce à un haut-parleur placé dans la pièce. La pression artérielle a été mesurée de façon non invasive toutes les 3 minutes. Un ECG a été réalisé en continu et l'oxymétrie de pouls était mesurée.
Pour les défibrillateurs, les fonctions ayant trait aux traitements des chocs électriques ont été déprogrammées.

Aude LECRUBIER  AUTEURS ET DÉCLARATIONS
27 février 2018